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Des descendants de Pierre Le Gardeur visitent le manoir
Ils étaient près d’une vingtaine à venir voir le manoir seigneurial qui porte le nom de leur ancêtre en cette belle journée du 10 octobre. En effet, guidés par le directeur général de la ville Luc Tremblay, des descendants de Pierre Le Gardeur De Repentigny se sont rendus sur place pour visiter les lieux.
par Stéphane Fortier
Le groupe de descendants de Pierre Le Gardeur qui est venu visiter le manoir seigneurial à Mascouche.
Cette visite se voulait, en fait, la première activité d’un groupe qui désire constituer une association de membres de la famille De Repentigny. « Avec monsieur André de Repentigny, nous voulons créer une association qui réunira des descendants du Seigneur Le Gardeur de Repentigny », de dire monsieur Gérard Héroux qui a rassemblé les premiers descendants pour cette visite. Ce dernier a répertorié plus de 500 De Repentigny au Québec, sans compter les femmes de la famille qui ont gardé le nom de leur mari. « C’est la première fois que l’on est autorisé à voir ce fameux manoir. C’est une fierté pour nous », lance un des descendants, monsieur André de Repentigny.
Un autre, Léo-Guy de Repentigny, est venu de la région de Québec, a consacré 25 ans afin d’effectuer des recherches généalogiques de ses ancêtres. « Pierre Le Gardeur de Repentigny a été un seigneur très important en Nouvelle-France », rappelle Léo-Guy de Repentigny. En fait, Pierre Le Gardeur (le premier) a été le premier seigneur du Territoire en 1647
Les visiteurs ont fait le tour du bâtiment qui sera occupé en partie par la Sûreté du Québec pour les 36 prochains mois.
La petite histoire Au cours de la visite, Sylvie Gagnon, guide touristique qui, à l’instar de Christian Morissonneau, connaît l’histoire de la région Lanaudière comme sa poche, a relaté la petite histoire du manoir aux descendants du seigneur.
« Le Manoir, tel qu’on le connaît aujourd’hui, a été érigé aux alentours de 1830 par le Seigneur d’alors, John Pangman. Tout ce qu’on y retrouvait auparavant, c’était un moulin à scie en 1724 et plus tard, un moulin à farine. C’est en 1930 que le manoir a pris sa forme définitive avec l’arrivée de madame Colville, une riche dame de Montréal qui en a fait sa résidence secondaire. Il est vendu plus tard aux Frères de St-Gabriel qui en ont fait un juvénat », explique madame Gagnon. Dans les années 70, il est loué à la Commission scolaire des Manoirs et la famille Varga, des Australiens, en prennent possession. Géré par la Société Pierre Le Gardeur, le manoir est encore la propriété de cette famille dont le père est décédé récemment. La valeur totale de la propriété est évaluée à 3,2 M $. La manoir a servi, au cours des années, au tournage du téléroman « Les Belles Histoires des Pays d’en Haut ». L’auteur, Claude-Henri Grignon, se serait d’ailleurs inspiré de madame Colville pour créer son personnage de la riche héritière. Plus récemment, l’équipe de tournage de la production Time Line y a tourné des scènes.
Autre son de cloche Présent lors de cette visite, l’historien Christian Morissonneau a tenu à ajouter quelques bémols à l’histoire du manoir. « D’abord, le fait d’appeler ce manoir Pierre-Le Gardeur est une abus de langage. Pierre Le Gardeur n’y a jamais mis les pieds et à l’époque, il vivait à Montréal », mentionne monsieur Morissonneau. « Le manoir est de loin contemporain de Pierre Le Gardeur. En fait, il aurait été plus juste de l’appeler manoir Pangman », mentionne-t-il.
Peu importe, les descendants ont passé un bel avant-midi à découvrir ce qui reste d’une partie du domaine qui porte le nom de leur ancêtre.
Réf. La Revue, mercredi 9 octobre 2002 (http://www.larevue.qc.ca/archives/2002-10/c20descendants.htm)
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