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Les Armoiries de la famille Le Gardeur Les Le Gardeur du Canada venaient de la Normandie. C'est une des plus belles familles du Canada-français avec les Juchereau. Son fondateur, René Le Gardeur, Sr de Tilly, n'est jamais venu en Nouvelle-France. C'est sa veuve, Catherine de Corday, et ses enfants Pierre, Charles et Marguerite qui tentèrent la grande aventure à la fin de la première moitié du XVIIe siècle.
Famille que l'on trouve établie à Thury (Calvados) au XIVe siècle et qui fut anoblie par Louis XII, en la personne de Jean Le Gardeur, Sieur de Croizilles, au mois de mai 1510, moyennant 200 écus d'or valant 300 livres de finance. Ses lettres de noblesse (P.-G. Roy les a publiées dans ses Lettres de noblesse, I, pp. 7-9) furent enregistrées à la Chambre des Comptes de Paris, le 2 août 1511, et à la Cour des Aides de Normandie, le 16 avril 1556, après Pâques (Nouveau d'Hozier, 148).
La référence qui suit est d’Yvon Corfa, sur le site Internet de François Marchi (voir ci-après pour les liens Internet) « B.N.F :mss.fr. 32316 : recherche de 1598-1599 : p.99 : Du 25.05.1599 - Le Gardeur - Chartre René Le GARDEUR, sieur de Tilly, fils Boniface fils Jean anobly par chartre de may 1510 registrée aux comptes le 2 aoust 1511 et aux aides le 16 avril 1556 moyennant cent escus qui valloient 350# demeurant à Thury sergrie dud. Lieu Election de Falaise, Olivier frere dud. René Sr de Matrey (Mutrecy ?) demeurant aud. Thury. Isaac fils Lauren qui estoit frere dud. René et Ollivier demeurant aud. Thury. Jouiront. »
La branche aînée portait « de gueules à un lion d'argent lampassé d'or tenant entre ses pattes une croix patriarchale d'or » (Ms. Franc. 32122, fo 85) ou « de gueules au lion rampant d'argent, armé, lampassé d'or, soutenant une croix d'or recroisettée, au pied fiché » (Ms. Franc. 32307), ou encore « de gueules, au lion d'argent, rampant, tenant en sa patte senestre de devant, une croix recroisettée au pied fiché d'or ». Nous retrouvons aussi ce blason : « de gueules au lion d'argent tenant en sa patte gauche une croix recroisettée d'or, la branche inférieure allongée, pommelée et au pied fiché ». Devise : « Crux crucis custodis custos » « la croix garde le Gardeur de Croisilles » (Réf. Réf. Pascal Levieux, cité par Yvon Corfa, sur le site Internet de François Marchi, http://marchif.crosswinds.net/sources/115.html).
Armoiries de Jean Le Gardeur Sieur de Croisilles
Nous retrouvons aussi ces armoiries attribuées à la famille Le Gardeur de Repentigny : « de gueules à 3 cloches d'or bataillées d'azur au chef de même chargé d'un lion d'or armé et lampassé de gueules » (Réf. Pascal Levieux, cité par Yvon Corfa, sur le site Internet de François Marchi, http://marchif.crosswinds.net/sources/115.html ; aussi sur la page consacrée à la famille le Gardeur sur le site Internet de David B. Audcent). D'après le Nobiliaire de MAGNY,cette Maison a possédé les Seigneuries d'Amblie,de la Valette,de Tilly,de Repentigny,etc…et se serait signalée par plusieurs illustres Capitaines de Vaisseau et un Chef d'Escadre en 1792 (Réf. id. à ci-haut).
Armoiries attribuées à la famille Le Gardeur de Repentigny, mais les auteurs ne citent pas la référence D’Hozier
La branche canadienne décrivait ainsi son blason le 20 sept. 1694 : « de gueules au lion rampant d'argent armé et lampassé d'or, tenant une croix croisettée d'or » (Nouveau d'Hozier, 148, fo 11).
Armoiries de la branche canadienne des Le Gardeur, en partie d’après les armes figurant sur la plaque armoriée de l’église de Saint-Antoine-de-Tilly et datée de 1721. Devise : « Crux crucis custodis custos » « la croix garde le Gardeur de Croisilles » (Note : sur la plaque armoriée, seule une petite section gauche du listel est apparente et la devise n’apparaît pas, et de plus la croix n’est pas croisettée).
Blason
Armoiries De gueules au lion rampant d’argent armé et lampassé d’or, tenant une croix croisettée d’or.
Cimier Un heaume d’argent et lambrequins d’argent et de gueules.
Devise Listel de gueules portant la devise d’argent « Crux crucis custodia custos » qui signifie « La croix garde Le Gardeur de Croisilles »
La plaque armoriée de l’église de Saint-Antoine-de-Tilly, 1721 (ce qui suit extrait de l’Histoire de la Seigneurie de Tilly par Julie Noël de Tilly. Voir à la fin pour la référence complète)
« Nous lisons dans les Archives paroissiales de Saint-Antoine-de-Tilly, que le sacristain, en l'année 1855, trouva dans le cimetière, à 30 pieds de l'église actuelle, une plaque de métal renfermée entre deux pierres et d'après l'inscription, on peut conclure que la première église bâtie du temps des Le Gardeur, en 1721, était située à cet endroit. Elle fut alors remise au curé de la paroisse, Monsieur l'Abbé Basile Robin. Cet ancien temple qui servit au culte pendant 67 ans, fut démoli en 1788, lors de la construction de l'église actuelle.
Vers le milieu de l'été 1902, Monsieur l'abbé Albert Rouleau, (successeur de Monsieur l'abbé Robin à la cure de Saint-Antoine-de-Tilly) pour célébrer avec plus de pompe le deuxième centenaire de la paroisse, voulut doter son église d'un carillon; à cette fin, il fit agrandir entièrement la façade afin d'installer un nouveau clocher. Dans l'exécution de ces travaux, on retrouva cette feuille de métal citée plus haut et mentionnée dans les Archives de Saint-Antoine-de-Tilly. Heureux d'avoir en sa possession cette relique historique, Monsieur le curé Rouleau la plaça bien en sûreté dans un endroit de sa résidence (Archives paroissiales de Saint-Antoine-de-Tilly).
CI-APRÈS, Fac-similé de la plaque commémorative posée en 1721, dans la première église de Saint-Antoine de Tilly, lors de sa dédicace, par les héritiers de Pierre-Noël Le Gardeur et retrouvée dans cet état, au cimetière, en l'an 1855:
(Armoiries des Le Gardeur du Canada faisant partie de la plaque détériorée)
« Des gueules au lion rampant d'argent, armé et lampassé d'or, tenant une croix croisetée d'or » [Les Armoiries des Le Gardeur du Canada enregistrées le 20 septembre 1694, Manuscrit Nouveau d'Hozier, 148, f. 11, à la Bibliothèque Nationale de Paris. (Notes transmises par le Rev. Père Archange Godbout, O.F.M.)].
Note - Cette plaque commémorative bien détériorée a été réparée, en 1936, par la « Québec Engraving » sous les ordres et aux frais de l'auteur.
La plaque armoriée de l’église de Saint-Antoine-de-Tilly, 1721

Agrandissement de la section des armes
INSCRIPTION :
ANNO DOMINI MDCCXXI SEDE ROMANA QUOAD NOS VACANTE. I. BAP. DE LA CROIX DE St. VALIER, EPIS COPO QUEB. REGNANTE IN GALLIA LUDOVICO XV: GUBERNATORE PHIL. RIGAUD DE VAUDREUIL: ADMI NISTRATORE, MIC. BEGON; PARO CHO, JOS. RESCHE.
D.O.M.
AEDIS SACREA PARROCHIALIS, SUB TITULO Sti ANTONIi DE PADUA, IN DITIONE NOBILI DE TILLY DE NOVO AEDIFICANDAE; PRIMARIUS HIC. LAPIS [ABILLUST, FOEMINA MAGD. BOUCHER DOMINA VIDUA & CLARISmi. PET. NATlis. LE GARDEUR CENTURIONIS ADIUVANTE CAR. LE GARDEUR FILIO Mria. LE GARDEur CATna. TILLY (Ici armes) GENfâ. LAMOTE PET. GASPÉaaaaaaaaaaaaaaa CUMUXORE ANGca. LEGAaaaaaaaaaaaaaaa RDEUR AD STANTIBUS] DIE. XXVI IULiia ON. I. GRENOn.aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
TRADUCTION :
L'AN DU SEIGNEUR MDCCXXI, le SIEGE DE ROME ETANT VACANT; J. BAP. DE LA CROIX DE ST VALIER EVEQUE DE QUEBEC; LOUIS XV ROI DE FRANCE; PHIL. RIGAUD DE VAUDREUIL GOUVERNEUR; MC. BEGON ADMINISTRATEUR; JOS. RESCHE CURE.
D.O.M.
C'EST ICI LA PREMIERE PIERRE DU NOUVEAU TEMPLE PAROISSIAL A CONSTRUIRE SOUS LE VOCABLE DE ST ANTOINE DE PADOUE SUR LE DOMAINE SEIGNEURIAL DE TILLY, PAR LA NOBLE DAME MADELEINE BOUCHER VEUVE DU TRES NOBLE COMMANDANT PIERRE-NOEL LE GARDEUR, AIDEE DE SON FILS CHS LE GARDEUR; EN PRESENCE DE MARIE LE GARDEUR, DE CATHERINE TILLY, DE GENEVIEVE LAMOTE, DE PIERRE GASPE ET DE SON EPOUSE ANGELIQUE LE GARDEUR.
EN CE JOUR, LE XXVI JUILLET. (1721) ON. I. GRENON.
(Traduction par les RR. PP. Jésuites). »
Référence : Julie Noël de Tilly. 1941. « Histoire de la seigneurie de Tilly de 1672 jusqu’à l’abolition de la tenure seigneuriale avec notes historiques depuis 1854 ». Préface du Rév. Père Archange Godbout, O.F.M. Québec. 30 p. Ici pages 26-30.
Pour ceux qui voudront en savoir beaucoup plus sur la plaque armoriée de l’église de Saint-Antoine-de-Tilly et sur les armoiries de la famille Le Gardeur, nous vous conseillons fortement la lecture de l’excellente étude de Robert Pichette, « Plaque armoriée de l’église de Saint-Antoine », Mémoires de la Société Généalogique Canadienne-Française, vol. XXVI, No. 4, Montréal (oct.-nov.-déc.), 1975, pages 209-218.
Armoiries adoptées par l’Association des familles Le Gardeur de Repentigny et de Tilly
Listel comportant la devise « Sum quod scio - Je suis ce que je sais »
Blason
Armoiries De gueules au lion rampant d’argent armé et lampassé d’or, tenant une croix croisettée d’or.
Cimier Un heaume d’argent et lambrequins d’argent et de gueules.
Devise Listel de gueules portant la devise d’argent « Sum quod scio » qui signifie « Je suis ce que je sais »
Nomenclature héraldique (voir aussi à la page suivante) Écu : le support des composantes ; la surface de l’écu se nomme champ De gueules : écu de couleur rouge (c’est un émail) Lion d’argent rampant : lion d’argent (l’argent est un métal représenté par la couleur argent ou le blanc), debout et tête de profil Armé : griffes sorties du métal or Lampassé d’or : langue du métal or. Tenant une croix croisettée d’or : croix à deux branches du métal or. Listel : banderolle en pointe de l’écu, du même émail que l’écu et portant la devise du même métal que le lion. Casque ou heaume : même métal que le lion. La visière ouverte est le signe de la noblesse. Lambrequins : servaient autrefois à protéger la tête et les épaules de la chaleur et des intempéries
Autres informations Les Archives du Calvados mentionnent un jugement donné à Thury, le vendredi 13 mai 1390, par Jehan le Gardeur et Etienne Amyot. L'année suivante, Jehan le Gardeur apparaît comme clerc agissant au nom de tous les habitants de Thury, figure, en 1640 et 1481, Pierre le Gardeur (Vieilles familles de France en Nouvelle-France, Archange Godbout, RAPQ, 1975, p. 220).
Tabellion (notaire) (1478), lieutenant du Vicomté de Thury, (14 avril 1491). En 1482, lieutenant du Verdier de la forêt de Cinglais (Les Verdiers étaient des officiers des Eaux et Forêts immédiatement subordonnés aux maîtres des Eaux et Forêts. Ils furent supprimés en août 1669. La forêt de Cinglais se trouve entre Falaise et Caen). En 1489 et 1500, il est officier de la baronnie et Lieutenant du Vicomte et en 1501, il tient d'un certain Pierre de Ferrières la fiefferme de Croisilles. En 1499 ou 1500, il bailla sur les revenus du grand pré de Thury à Jean le Gardeur (son fils sans doute), sénéchal de la fiefferme de Croisilles, 60 sols pour ses gages (Arch. du Calvados). Famille anoblie par Louis XII au mois de mai 1511; ses armes furent « de gueules, au lion d'argent, rampant, tenant en sa patte senestre de devant, une croix recroisettée au pied fiché d'or ». Jean Le Gardeur mourut (Nouveau d'Hozier, 148, fo 12) en 1513, ayant eu de Jeanne Le Tavernier (Les tavernier étaient propriétaires du fief du Jardin, relevant de la baronnie de Thury, Arc. du Calvados, Série E, 464), trois fils et des filles (Cabinet d'Hozier, 283) (Vieilles familles de France en Nouvelle-France, Archange Godbout, RAPQ, 1975, p. 220-221).
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